06oct.

Retrouvez Korbyx au webinaire de la Fédération Française de la Franchise

IA et médias

L’intelligence artificielle dans les médias, au service de l’information et du journalisme.

L’intelligence artificielle transforme la façon dont les médias produisent et diffusent l’information, de la rédaction à la vérification, des archives à l’audio, de la vidéo à l’audience. Elle offre aux rédactions des outils puissants, et fait naître de nouveaux risques, de la désinformation aux droits des auteurs. Cette page décrit ce que l’IA change pour les médias, ce qu’elle apporte aux journalistes, et le cadre à respecter pour préserver la confiance du public.

  • Hébergé en Europe
  • Aucun outil à remplacer
  • Validation humaine
Un technicien surveille les écrans d’une régie vidéo pendant une diffusion
Contenus publiés69 / 100

4 rédactions3 à traiter

KorbyxEn direct

Quels contenus du jour restent à vérifier ?

Neuf articles, dont trois citent des chiffres sans source. Les passages à vérifier sont surlignés pour la rédaction.

Voir les passages
  • Plus de temps pour enquêtertranscription, traduction et mise en forme prises en charge
  • Une information vérifiéedes outils pour repérer les contenus trompeurs
  • Un contrôle éditorial humainchaque contenu publié reste sous la responsabilité de la rédaction

Ils pilotent avec Korbyx

Trois personnes enregistrent un podcast autour d’une table basse couverte de notes

Les enjeux

Des médias sous pression, une information en mutation.

Les médias font face depuis des années à une double transformation, économique et technologique. L’intelligence artificielle accélère les deux.

Sur le plan économique, la publicité s’est déplacée vers les grandes plateformes du numérique, et les éditeurs de presse cherchent de nouveaux équilibres entre abonnements, audience et diversification. Les rédactions ont souvent réduit leurs effectifs, alors que le volume de contenus à produire, pour le site, les réseaux sociaux, la vidéo et l’audio, n’a jamais été aussi élevé.

Sur le plan technologique, l’IA générative bouleverse à la fois la production et la diffusion de l’information. Quelques secondes suffisent désormais pour fabriquer des textes, des images et des vidéos, et les mêmes outils produisent de fausses informations crédibles à grande échelle. Les moteurs de recherche et les assistants d’IA répondent directement aux questions du public, parfois à partir des articles des médias, sans renvoyer vers leurs sites.

Dans ce contexte, aucun média ne se demande plus s’il doit utiliser l’intelligence artificielle. Reste à savoir comment l’utiliser sans perdre ce qui fait sa valeur, la vérification, l’enquête, le regard éditorial et la confiance du public.

  • Des modèles économiques fragilisés
  • Des rédactions aux effectifs réduits
  • Des contenus à décliner sur tous les supports
  • Une désinformation plus facile à produire

Les défis

Les défis de l’intelligence artificielle pour les médias et la société.

L’arrivée de l’intelligence artificielle dans le paysage médiatique pose des défis qui dépassent la seule question des outils.

  1. Premier défi, la confiance. À l’ère numérique, des informations circulent sur internet et sur les réseaux sociaux sans que le public puisse toujours savoir d’où elles viennent. Quand n’importe qui obtient en quelques clics un texte généré, une image fabriquée ou une voix imitée, la parole des médias qui vérifient redevient précieuse, à condition qu’ils restent irréprochables sur leurs propres usages de l’IA.

  2. Deuxième défi, le modèle économique. Les assistants d’intelligence artificielle, dont ChatGPT est le plus connu, ont été entraînés en partie sur des contenus de presse, et répondent désormais aux questions du public sans toujours renvoyer vers les médias qui ont produit l’information. Les éditeurs de presse cherchent un nouvel équilibre, entre la négociation de l’usage de leurs contenus, la défense de leurs droits et la construction d’un modèle où le travail journalistique reste rémunéré.

  3. Le troisième défi touche à la place des médias dans le débat public. Dans le monde entier, chercheurs, journalistes et acteurs de la société civile s’inquiètent de l’émergence de contenus générés à bas coût, qui saturent l’espace médiatique. Face à ce flot, les médias qui misent sur la qualité, l’enquête et la transparence ont une carte à jouer.

  • La confiance du public à préserver
  • Un modèle économique à réinventer
  • Des droits sur les contenus à défendre
  • Un espace médiatique à ne pas laisser saturer

Les usages

Six usages de l’IA dans les médias.

Des outils d’intelligence artificielle au service des journalistes, des éditeurs et des équipes techniques, de la recherche d’information à la création et à la diffusion.

  • Transcription et traduction

    Interviews transcrites en quelques minutes, sources étrangères traduites pour la recherche.

  • Aide à la rédaction

    Résumés, propositions de titres, déclinaisons pour chaque support, relus par le journaliste.

  • Vérification

    Recherche de l’origine d’une image, repérage de contenus manipulés, recoupement des sources.

  • Archives

    Fonds documentaires interrogés en langage courant, articles anciens retrouvés et contextualisés.

  • Audio et vidéo

    Sous-titrage, découpage de séquences, versions courtes pour les réseaux sociaux.

  • Audience et abonnés

    Recommandation de contenus, analyse des lectures, relation avec les abonnés.

La rédaction

L’IA dans les rédactions, un assistant, pas un auteur.

Dans les rédactions, l’IA générative trouve d’abord sa place dans les tâches qui entourent l’écriture, plus que dans l’écriture elle-même.

Transcrire une interview d’une heure, traduire une source étrangère, résumer un rapport de deux cents pages ou retrouver une déclaration ancienne prenait des heures. L’IA ramène ces tâches à quelques minutes, et rend ce temps à l’enquête, au terrain et à la relation avec les sources. Le gain est concret, et un journaliste le perçoit immédiatement.

L’IA peut aussi proposer des titres, des accroches, des versions courtes pour les réseaux sociaux ou des déclinaisons pour la newsletter. Elle aide à optimiser un article pour les moteurs de recherche. Chaque proposition est relue et choisie par un journaliste. L’outil propose, la rédaction décide.

La génération d’articles entièrement automatisés existe pour des contenus très structurés, comme des résultats sportifs ou des données boursières. Elle suppose des données fiables, une supervision éditoriale et une information claire du lecteur. Pour tout le reste, l’auteur reste humain, et signe.

Ce que l’IA prend en charge

Transcription, traduction, résumé, mise en forme, déclinaisons, suggestions de titres.

Ce que le journaliste garde

Le choix des sujets, l’enquête, la vérification, l’écriture, la hiérarchie de l’information et la signature.

L’IA générative

ChatGPT et l’IA générative dans les médias.

ChatGPT et les autres outils d’IA générative sont entrés dans le quotidien de nombreux journalistes, souvent avant que leur média n’ait fixé de règles.

Ces outils rendent service pour reformuler, résumer, proposer un plan ou un angle, préparer une liste de questions pour une interview. Leurs limites sont connues. Ils inventent des faits, des citations ou des sources avec assurance, ignorent l’actualité récente et reproduisent des biais. Un contenu généré par ChatGPT ne peut jamais être publié sans vérification.

L’autre risque tient aux données. Saisir dans un outil grand public un texte non publié, le nom d’une source ou un document confidentiel revient à le confier à un tiers. Les médias qui avancent le plus vite sont ceux qui ont fixé un cadre écrit, précisant quels outils sont autorisés, pour quels usages, avec quelles données, et qui relit avant publication.

Un outil connecté aux contenus du média, archives, charte et ligne éditoriale, rend un service bien supérieur à un assistant généraliste. Ces données restent alors dans un environnement maîtrisé, ce qui écarte la plupart des risques.

  • Aucune publication sans vérification humaine
  • Aucune donnée confidentielle dans un outil grand public
  • Des outils choisis et encadrés par la rédaction
  • Des usages partagés et documentés

La vérification

Face à la désinformation, l’IA des deux côtés.

L’intelligence artificielle facilite la production de fausses informations. Elle fournit aussi des outils pour les repérer.

La désinformation change d’échelle avec les images fabriquées, les voix imitées, les vidéos truquées que l’on appelle deepfakes, et les articles générés en masse pour des sites qui imitent de vrais médias. Une fake news crédible, générée par une IA, se fabrique en quelques minutes et circule sur les réseaux sociaux bien plus vite que sa correction.

Les cellules de vérification des médias s’équipent en retour, avec la recherche inversée d’images, l’analyse des métadonnées, le repérage des traces de génération et le suivi des comptes qui diffusent des contenus douteux. Des chercheurs développent de nouvelles méthodes de repérage des deepfakes. Aucun outil de détection n’est infaillible pour autant ; il oriente l’enquête du journaliste sans jamais la remplacer.

Les médias tiennent ici un rôle de repère, face aux fake news comme aux contenus douteux. Quand la confusion s’installe, la qualité de l’information vérifiée devient leur première valeur, à condition de l’assumer jusqu’au bout, en expliquant comment une information a été vérifiée, en laissant voir ses sources et en corrigeant publiquement ses erreurs.

  • Recherche de l’origine des images et des vidéos
  • Repérage des contenus générés ou manipulés
  • Recoupement des sources
  • Transparence sur la méthode de vérification

Les archives

Des archives qui redeviennent vivantes.

Les médias possèdent des décennies d’articles, de photos, d’émissions de radio et de reportages. Ces archives sont souvent peu exploitées.

Connectée au fonds documentaire, l’IA permet de l’interroger en langage courant pour retrouver tout ce qui a été publié sur une entreprise, un élu ou un lieu, reconstituer la chronologie d’une affaire ou identifier les photos d’un événement. Les documentalistes gagnent grâce à elle un outil de recherche puissant, et les journalistes un accès direct à la mémoire de leur média.

Les archives deviennent aussi une source de contenus, qu’il s’agisse d’un dossier thématique, d’un rappel historique ou d’une série anniversaire. Bien indexées, elles apportent de la profondeur à l’actualité du jour et renforcent la valeur du média face aux contenus sans contexte.

L’audio et la vidéo

Radio, télévision, podcasts, une production accélérée.

Pour la radio, la télévision et les podcasts, l’IA intervient à chaque étape de la chaîne de production.

La transcription automatique des émissions, le sous-titrage des vidéos, le découpage de séquences pour les réseaux sociaux, la génération de résumés pour le site, la traduction et le doublage pour de nouveaux publics prennent désormais une fraction du temps qu’ils demandaient. Les équipes se concentrent sur le reportage, le montage éditorial et la réalisation.

Les voix synthétiques posent en revanche des questions délicates, autour des droits des voix, de l’information de l’auditeur et du risque de confusion avec une vraie interview. Une voix de synthèse utilisée à l’antenne est signalée clairement par les médias qui s’y essaient.

  • Transcription et sous-titrage des émissions
  • Séquences courtes pour les réseaux sociaux
  • Résumés et articles tirés des émissions
  • Traductions pour de nouveaux publics
Des caméras de plateau sous les projecteurs d’un studio de télévision

Les métiers

Les pratiques journalistiques se transforment.

Les pratiques journalistiques changent sous l’effet de l’intelligence artificielle, et de nouvelles compétences apparaissent au sein des rédactions, sans que le journalisme y perde sa raison d’être.

Le journalisme de données, déjà bien installé dans les grands médias, devient accessible à des équipes plus modestes. Analyser un fichier public de plusieurs milliers de lignes, repérer une tendance ou construire une visualisation ne demande plus une équipe technique. Le journalisme scientifique, le journalisme d’investigation et le fact-checking s’appuient sur des outils d’analyse autrefois réservés aux spécialistes.

De nouveaux profils apparaissent dans les rédactions, responsables de l’innovation éditoriale, journalistes formés à l’IA, développeurs intégrés aux équipes. Le processus de production de l’information évolue, sans que ses fondamentaux bougent. Aller chercher l’information, la vérifier, la hiérarchiser et l’expliquer reste le métier.

La formation joue un rôle décisif. Un journaliste qui comprend comment fonctionnent les modèles de langage, ce qu’ils savent faire et où ils se trompent, les utilise mieux et s’en méfie à bon escient. Les écoles et les formations continues commencent à intégrer ces sujets.

Avant, après

Une rédaction, avec et sans IA.

Ce qui change dans le quotidien d’une rédaction qui intègre l’IA à ses outils.

TâcheSans IAAvec l’IA
Transcrire une interviewUne à deux heuresQuelques minutes, puis relecture
Vérifier une imageRecherche manuelleOrigine retrouvée, signaux de manipulation repérés
Retrouver une archiveDemande au service de documentationRecherche directe en langage courant
Décliner un sujetRéécriture pour chaque supportVersions proposées, choisies par le journaliste
PublierPar la rédactionToujours par la rédaction

La plateforme Korbyx

Korbyx vous dit où regarder.

Plusieurs écrans, une seule base de données. Chaque écran répond à une question que vous vous posez déjà.

Toutes vos agences, comparées entre elles

Chaque agence est comparée à la médiane de ses pairs, dans votre propre réseau. Vous voyez lesquelles tournent bien, lesquelles décrochent, et de combien.

app.korbyx.fr

Devis transformés, trois derniers moisMédiane du réseau · 43 %

  • Bordeaux Lac58 %
  • Rennes Ouest51 %
  • Tours Nord47 %
  • Nantes Sud44 %
  • Dijon Centre39 %
  • Lyon Est29 %

Lyon Est est à 29 %, soit 14 points sous la médiane. Plan d’action proposé.

Résultat

3 agences à traiter, détectées ce matin

médiane du réseau
43 %médiane du réseau
écart le plus fort
−14 ptsécart le plus fort
agences sous la médiane
3 / 60agences sous la médiane
de consolidation évitées
6 hde consolidation évitées
  • Plan d’action proposé pour Lyon Est
  • Animateur prévenu, visite jeudi

Des questions en langage courant

La réponse cite la mesure, la période et la source. Quand la donnée manque, Korbyx le dit.

app.korbyx.fr

Combien a-t-on facturé en septembre, par région ?

2,1 M€, dont 38 % pour la région Ouest. Le Sud-Est recule de 9 % sur un an, surtout à Lyon Est et Dijon Centre.

Mesure : CA facturé, v3Période : septembre 2026Source : ERP

Et la marge ?

La marge par région n’est pas encore connectée. Je peux vous montrer le chiffre d’affaires ou la marge du réseau entier.

Résultat

2,1 M€ facturés en septembre

  • Ouest38 %
  • Île-de-France24 %
  • Sud-Est18 %
  • Nord12 %
  • Est8 %
  • Réponse en 4 secondes, source citée
  • Sud-Est : −9 % sur un an, à suivre

Il écrit dans vos outils

Relance préparée, tâche créée dans le CRM. Vous validez, l’action part.

app.korbyx.fr

CRM · Nouvelle tâchepréparée par Korbyx

Relancer M. Garnier, devis n° 2026-118 (14 200 €)

Bonjour Monsieur Garnier, je reviens vers vous au sujet de notre proposition du 2 septembre…

Échéance jeudi · C. DurandValiderValidée

Journal des actions

  • Tâche écrite dans le CRM, 09:42
  • Responsable prévenue, 09:42
  • Point de suivi prévu vendredi

Résultat

Cette semaine, sur vos relances

relances envoyées
14relances envoyées
clients ont répondu
6clients ont répondu
devis signés
3devis signés
encaissés ou signés
42,6 k€encaissés ou signés
  • Toutes validées par un humain
  • Écrites dans le CRM, rien à ressaisir

Données d’illustration.

Votre média

Par quel usage commencer dans votre rédaction ?

Un échange de 60 minutes avec un fondateur. Nous regardons votre production, vos archives et vos outils, puis nous retenons ensemble les premiers usages de l’IA.

  • 60 minutes
  • Avec un fondateur
  • Sans engagement

La presse locale

Presse locale et régionale, un terrain d’application privilégié.

La presse quotidienne régionale, les journaux locaux et les radios de proximité ont des équipes réduites et des volumes de contenus considérables.

Une grande partie de la production d’un journal local est répétitive et structurée, des résultats sportifs du week-end aux comptes rendus de conseils municipaux, de l’agenda culturel aux annonces légales et au carnet. L’IA en prépare une première version à partir des données, que le journaliste vérifie et enrichit. Le temps gagné va au reportage de proximité, qui fait la valeur des médias locaux.

Les archives d’un journal régional sont aussi une richesse considérable, avec des décennies de vie locale, de photos et de portraits. Rendues accessibles grâce à l’IA, elles nourrissent de nouvelles formes de création éditoriale et renforcent le lien avec les lecteurs.

Pour ces médias, l’enjeu est d’accéder à des outils adaptés, sans dépendre de solutions conçues pour les grands groupes. Une intégration sobre, connectée à l’outil de publication en ligne déjà en place, suffit souvent à obtenir des gains nets.

La diffusion

Les algorithmes des plateformes, un passage obligé vers le public.

Entre un média et son public se trouvent désormais les algorithmes des plateformes, moteurs de recherche, réseaux sociaux, agrégateurs et assistants d’IA.

Ces algorithmes décident en grande partie de ce que voient les utilisateurs. L’IA aide les médias à adapter chaque contenu aux règles de chaque plateforme sans y consacrer une équipe entière, qu’il s’agisse d’un article bien référencé, d’un format taillé pour chaque réseau ou d’une vidéo sous-titrée qui se regarde sans le son.

Le risque est de produire pour l’algorithme plutôt que pour le lecteur. Un média qui garde une ligne éditoriale forte et développe ses canaux directs, site, application, newsletter et abonnements, s’en sort mieux. Pour les médias, l’accès direct au public reste la meilleure protection contre la dépendance aux plateformes.

L’audience

Audience, abonnés, la relation directe avec le public.

Produire l’information ne suffit plus. Les médias doivent encore la faire lire, écouter et payer.

L’IA analyse les lectures et les parcours des utilisateurs pour comprendre ce qui intéresse le public, propose à chaque lecteur des articles en lien avec ses centres d’intérêt, et repère les abonnés sur le point de partir. Elle aide aussi à personnaliser les newsletters et à répondre aux questions courantes des abonnés.

Cette personnalisation bute sur une limite, la mission d’information. Un média qui ne montrerait à chacun que ce qu’il a déjà envie de lire perdrait sa raison d’être. La hiérarchie de l’information reste un choix éditorial, et la recommandation complète la une sans la remplacer.

Dernier enjeu, la recherche par IA. Les assistants qui répondent directement aux questions captent une partie du trafic. Les médias qui structurent bien leurs contenus et négocient l’utilisation de leurs articles gardent la main sur leur audience.

La régie

Publicité et services, une nouvelle source de valeur.

La régie publicitaire et les services aux lecteurs profitent eux aussi de l’intelligence artificielle, au même titre que la rédaction.

La régie d’un média gagne du temps et de la finesse sur le ciblage contextuel sans données personnelles, la création de déclinaisons publicitaires pour les annonceurs locaux, l’analyse des performances des campagnes ou la rédaction de propositions commerciales. Pour les lecteurs, de nouveaux services apparaissent, comme les résumés audio d’un article, la traduction pour les communautés étrangères ou un assistant capable de répondre à partir des archives du journal.

Chaque nouvelle offre reste soumise à la même règle, qui consiste à ne jamais brouiller la frontière entre information et publicité, et à signaler au public ce qui est produit par une machine.

Le cadre

Déontologie, droits et transparence.

L’utilisation de l’IA dans les médias s’inscrit dans un cadre déontologique et juridique qui se précise.

La Charte de Paris sur l’IA et le journalisme, publiée par Reporters sans frontières et ses partenaires en novembre 2023, pose quelques principes forts. L’éthique guide les choix technologiques, le jugement humain reste central, le public doit pouvoir distinguer les contenus authentiques des contenus générés, et chaque média porte la responsabilité de tout ce qu’il publie.

Le droit, lui, a commencé à s’adapter. Les éditeurs de presse bénéficient en France de droits voisins depuis la loi du 24 juillet 2019. Le règlement européen sur l’IA impose de signaler les contenus hypertruqués et les textes générés publiés pour informer le public, sauf lorsqu’un contrôle éditorial humain s’exerce. Plusieurs éditeurs ont par ailleurs signé des accords avec des entreprises d’IA pour encadrer l’usage de leurs contenus.

Enfin, il s’agit de protéger les données personnelles et les sources que manipulent les rédactions, ce qui interdit de saisir la moindre information confidentielle dans un outil grand public.

  • Une charte interne sur l’usage de l’IA
  • Des contenus générés signalés au public
  • Des sources et des données protégées
  • Des droits d’auteur et droits voisins respectés

La méthode

Intégrer l’IA dans un média.

L’adoption de l’IA dans une entreprise de médias se construit avec les journalistes, pas contre eux.

Nous commençons par un audit des tâches de la rédaction, des équipes techniques et des services d’abonnement, ainsi que des technologies déjà en place, pour repérer ce qui pèse le plus. Une charte d’usage est rédigée avec la rédaction. Un premier usage, souvent la transcription ou la recherche dans les archives, est mis en service et mesuré. Les journalistes sont formés, et les usages suivants s’ajoutent à partir de leurs retours.

  1. 01

    Audit des tâches, des outils et des données

  2. 02

    Charte d’usage rédigée avec la rédaction

  3. 03

    Premier usage en service, formation des équipes

  4. 04

    Mesure des gains, puis extension

L’avenir

Quel avenir pour les médias à l’ère de l’IA ?

Dans le monde des médias, l’intelligence artificielle agit comme un révélateur, en rendant plus visible ce qui fait la différence.

Sur internet, le contenu générique perd de sa valeur, puisqu’une machine sait le générer à la chaîne. L’enquête, le témoignage, l’analyse d’un expert, le dossier documenté et le reportage sur le terrain gardent la leur, parce qu’aucune machine ne les produit seule. Les médias qui investissent là où l’humain fait la différence préparent leur avenir.

Le marché de l’information numérique se recompose, dans le monde entier comme en France, et ses acteurs avec lui. Les technologies de l’IA porteront de nouveaux formats, de nouveaux sites et de nouvelles façons de suivre l’actualité. La mission des médias, elle, ne change pas. Elle consiste toujours à garantir au public une information fiable, vérifiée et indépendante, et à l’aider à voir clair dans un espace numérique saturé.

Les bénéfices

Ce que l’IA apporte aux médias.

Des gains sur le temps, la qualité de l’information et la relation avec le public.

  • Du temps pour enquêter

    Moins de tâches techniques, plus de terrain.

  • Une information vérifiée

    Des outils pour repérer les contenus trompeurs.

  • Des archives valorisées

    La mémoire du média accessible à tous.

  • Un public mieux connu

    Des lecteurs et des abonnés mieux servis.

« Pour un média, la première règle tient en une phrase. Une source confidentielle ne passe jamais par un outil dont on ne maîtrise pas les données. »
Georges, Head of Tech & Security chez Korbyx
Georges, Head of Tech & Security chez Korbyx

FAQ

Questions fréquentes sur l’IA dans les médias.

L’IA va-t-elle remplacer les journalistes ?

Non. L’intelligence artificielle prend en charge des tâches techniques. L’enquête, la vérification, le choix des sujets et l’écriture restent le cœur du journalisme.

Faut-il signaler les contenus produits avec l’IA ?

Oui, dès que l’IA a produit une part significative du contenu. Le droit européen l’impose pour certains contenus, et la confiance du public l’exige.

Nos sources sont confidentielles : où vont les données ?

Les fichiers de la rédaction sont hébergés sur des serveurs situés en Europe. Chaque journaliste n’accède qu’à ce que son rôle prévoit, et aucun entraînement de modèles tiers n’est mené sur vos contenus.

Par quel usage commencer ?

Par la transcription des interviews ou la recherche dans les archives, deux usages simples dont les gains sont immédiats.

L’IA aide-t-elle à lutter contre la désinformation ?

Oui, en outillant la vérification face à la désinformation. Les outils repèrent une image retouchée ou une fake news diffusée en masse, sans être infaillibles pour autant. La décision reste celle du journaliste.

Quel modèle pour les médias face aux assistants d’IA ?

Aucun modèle unique ne s’impose. Les pistes vont des accords de licence à la protection des droits voisins, jusqu’au développement de la relation directe avec le public. Chaque média définit sa stratégie selon son audience et ses contenus.

Faut-il interdire ChatGPT dans la rédaction ?

L’interdiction pure fonctionne rarement. Mieux vaut encadrer l’usage, avec des outils choisis par le média, une règle claire sur les données et une relecture systématique.

Combien de temps pour mettre en place un premier usage ?

Quelques semaines pour la transcription ou la recherche dans les archives, une fois les outils du média connectés et la charte d’usage validée.

L’IA peut-elle vérifier une information à la place du journaliste ?

Non. Elle aide à retrouver l’origine d’un contenu ou à repérer une manipulation. La vérification d’une nouvelle information reste un travail journalistique, qui consiste à croiser les sources, à appeler et à se rendre sur place.

Cela convient-il à un média local ?

Oui. Les petites rédactions gagnent souvent beaucoup de temps sur les tâches techniques, qui pèsent lourd quand l’équipe est réduite.

Secteurs et cas d’usage

Secteur par secteur, métier par métier.

Vos agences, vos chantiers, vos tournées, vos établissements : ce que Korbyx change, dans votre métier.

Rendez du temps à vos journalistes.

Un fondateur, 60 minutes, votre production et vos outils passés au crible, et vous repartez avec les premiers usages de l’IA à lancer dans votre rédaction. Sans engagement.

Retour en haut